La propriété divise les partis

Les partis politiques n’ont pas la même relation à la propriété privée. On le constate dans leur discours, mais aussi dans les faits si on observe le taux de propriété des élus au Grand Conseil. Les tableaux ci-dessus montrent d’une part le nombre total de parcelles détenues par les députés de chaque groupe, puis, d’autre part, une pondération par nombre d’élus. Seules sont prises en compte les propriétés en nom propre, et non pas d’éventuelles participations dans des sociétés.

L’UDC (Union démocratique du centre) et le PLR (Parti libéral-radical) sont ceux qui possèdent le plus. Pour l’UDC, ce résultat s’explique par son origine agrarienne puisque l’un des siens possède de nombreux terrains à la campagne. Le score du PLR est, lui aussi, dopé par un gros détenteur foncier. Idem pour le MCG. A vrai dire, le Grand Conseil ne compte que quatre gros propriétaires possédant plus de 5 parcelles. Les autres sont pour la plupart des «monopropriétaires». Les partis de gauche sont, à l’inverse, les moins portés vers la propriété.

On peut aussi examiner la part des députés qui, dans chaque parti, sont propriétaires, que cela soit d’une ou de plusieurs parcelles. Le classement est alors différent. Au PDC, on compte 5 propriétaires pour 10 députés. Suivent: le PLR (11/24), l’UDC (5/11), Ensemble à Gauche (3/9), le Parti socialiste (4/15), le MCG (2/19) et les Verts (1/10).